16 nov. 2017

Marques d'oralité - Un week-end avec les Parisiens (attentats du 13 novembre 2015)

Nous vous proposons un document vidéo touchant qui permet, dans un premier temps, une réflexion sur ces tragiques événements puis,dans un deuxième temps, une approche des marques d'oralité présentes dans ce dialogue. 
José Maria Laura

Un week-end avec les parisiens après les attentats - Le Petit Journal du 16/11 - CANAL+

«Déambulation dans les rues de Paris après les attentats, entre recueillement et pédagogie pour expliquer au mieux les événements aux plus jeunes.»

MERCI: http://www.dailymotion.com/video/x3e3jn6#tab_embed

TRANSCRIPTION
In Un week-end avec les Parisiens - Le Petit Journal du 16/11/2017
(02:31 – 04:20)



































Le père: Ça, c’est pour tous les gens qui sont disparus.
Le petit garçon : Ils sont morts ?
Le père : Oui…
Le père (au journaliste) : Je lui ai  expliqué que c’était très grave, ce qui se passe, c’est parce que nous-mêmes, on est issus d’une immigration. On est d’abord des Français de cœur, qu’il faille qu’on soit toujours  fiers du pays  où on habite, des valeurs qu’il représente. Donc, euh, c’est pour ça que je tenais absolument à être présent ici parce que ça nous a beaucoup touchés. Je tenais à ce que mon fils soit là pour que je lui explique, et pour qu’il comprenne ce qui se passe exactement.
Le journaliste : Tu comprends ce qui s’est passé ? Tu comprends pourquoi ces gens, ils ont fait ça ?
Le petit garçon : Oui, parce qu'ils sont très, très, très méchants. Les méchants, c'est pas très gentil, les méchants. Et il faut faire vraiment attention parce qu'il faut, il faut  changer de maison.
Le père : Mais non, t'inquiète pas. On n'a pas besoin de changer de maison. C'est la France notre maison.
Le petit garçon : Mais y a les méchants, papa…
Le père : Oui, mais y a des méchants partout,  y a des méchants partout.
Le petit garçon : Ils ont les pistolets. Ils peuvent nous tirer dessus parce qu'ils sont très, très méchants, papa.
Le père : C’est pas grave. Eux, ils ont des pistolets, nous, on a des fleurs.
Le petit garçon : Ben, les fleurs, ça fait rien, c’est pour, c’est pour, c’est pour, euh…
Le père : Mais si, regarde, tu vois,  tout le monde pose des fleurs
Le petit garçon : Oui…
Le père : C’est pour combattre les pistolets.
Le petit garçon : C’est pour, c’est pour protéger ?
Le père : Voilà.
Le petit garçon : Et les bougies aussi ?
Le père : C’est pour ne pas oublier les gens qui sont partis.
Le petit garçon : Ah, c'est pour nous protéger, les fleurs et les bougies…
Le père : Ouais.
Le journaliste : Ça va mieux du coup ?
Le petit garçon : Oui, ça va mieux.

Principales marques d'oralité et exemples:

Omission du NE de négation
-   (…) t’inquiète pas.
-   C’est pas grave.
-   Ça fait rien (…)

Hésitations

-   Donc, euh, c’est pour ça (...)
Interjections
-   Ah, c’est pour nous protéger (…)

Répétitions
-   C’est pour, c’est pour protéger ?

Lexique familier ou argotique
-   Ça va mieux du coup ?

Poser une question intonation
-   Ils sont morts ?

Expressions pour capter l’attention
-   Tu vois

Utilisation de ON
-   On est d’abord des Français de cœur (…)
-   Nous, on a des fleurs.

BIEN remplacé par BEN
-   Ben, les fleurs, ça fait rien (…)

CECI, CELA remplacé par ÇA
-   Ça va mieux.

OUI remplacé par OUAIS
-   Ouais.

Disparition du pronom impersonnel Il
-   Mais y a des méchants (…)

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