« Trophée photographie : Mahmoud Abu Hamda, journaliste palestinien indépendant, pour son cliché intitulé Ce que la guerre laisse derrière elle, qui montre un oiseau s'envoler depuis le bras d'un jeune garçon, dans le lieu qui lui sert de refuge dans la bande de Gaza. L'image a été capturée dans l’une des universités de la ville de Beit Hanoun, transformée en abri, où le jeune homme déplacé vit avec sa famille. Durant son exil, le garçon a tenu à emporter ses oiseaux domestiques avec lui, précise le photographe. »
Le pré est vénéneux mais joli en automne Les vaches y paissant Lentement s’empoisonnent Le colchique couleur de cerne et de lilas Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là Violâtres comme leur cerne et comme cet automne Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne
Les enfants de l’école viennent avec fracas Vêtus de hoquetons et jouant de l’harmonica Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément
Le gardien du troupeau chante tout doucement Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l’automne