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Affichage des articles dont le libellé est vocabulaire B1-B2. Afficher tous les articles
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15 mai 2018
31 mars 2018
La Tour Eiffel fête ses 129 ans!
JOYEUX ANNIVERSAIRE!
Durée de construction record
Il n'a fallu que cinq mois pour construire les fondations et vingt et un mois pour réaliser le montage de la partie métallique de la Tour.
C'est une vitesse record si l'on songe aux moyens rudimentaires de l'époque. Le montage de la Tour est une merveille de précision, comme s'accordent à le reconnaître tous les chroniqueurs de l'époque. Commencé en janvier 1887, le chantier s'achève le 31 mars 1889. Gustave Eiffel est décoré de la Légion d'Honneur sur l'étroite plate-forme du sommet.
En chiffres
18 038 pièces métalliques
5 300 dessins d’atelier
50 ingénieurs et dessinateurs
150 ouvriers dans l’usine de Levallois-Perret
Entre 150 et 300 ouvriers sur le chantier
2 500 000 rivets
7 300 tonnes de fer
60 tonnes de peinture
2 ans 2 mois et 5 jours de chantier
5 ascenseurs.
La Tour fut achevée le 31 mars 1889
Les travaux ont duré 2 ans, 2 mois et 5 jours.
Le premier étage fut achevé le 1er avril 1888.
Le deuxième étage fut achevé le 14 août 1888.
Le montage s’acheva définitivement avec le sommet, le 31 mars 1889.
30 mars 2018
23 mars 2018
Mots d'internet ... en français
1. DIGITAL NATIVE → ENFANT DU NUMÉRIQUE
2. BACK OFFICE → ARRIÈRE-GUICHET
3. PURE-PLAYER → TOUT EN LIGNE
4. CROWDFUNDING → FINANCEMENT PARTICIPATIF
5. HOAX → CANULAR
6. STREAMING → FLUX
7. BIG DATA → MÉGADONNÉES
8. COOKIES → TÉMOINS DE CONNEXION
9. TAG → BALISE
10. COMMUNITY MANAGER → ANIMATEUR(RICE) DE COMMUNAUTÉ
22 mars 2018
STÉPHANE DE GROODT - Aux mages de la langue française...
Aux mages de la langue française...

Alors vous le savez peut-être, épithète que non, mais hier soir, si vous nous regardez demain, c’était la journée de la langue française. Et d’ailleurs la langue Françoise.. Nyssens en fait cette année son cheval de bataille. Il faut dire qu’avec toutes ces réformes d’orthographes on ne sait plus très bien à quel sein se vouer, et le risque est grand d’échouer alors sur une prothèse grammaire aux attributs factices, mais néanmoins flotteurs...
Afin de remettre les pendules au milieu du village, situé non pas dans l’Eure mais plutôt vers l’Aisne, j’ai voulu évoquer ces amoureux de la langue, oui car chaque-langue à ses amoureux, qui ont donné leur lettre de noblesse au 7ème art, à la chanson, à la littérature.
Des gens d’esprit, ou Desplat pour les plus mélodieux, des gens de lettres, pas toujours recommandés, des j’en-sais-rien, des jean-sait-tout comme Jean d’Or-mes-son et lumière, brillant comme la flamme du cierge Gainsbourg qui composait des mots comme il en va des portées à musique. Qui n’a pas aimé-ses-airs... et son art de la scène..Lupin et des jeux aurait dit Raymond Devos paré de sa camisole de farces.. et à Trappes, Djamel ! Comment ne pas le citer... Depuis la série H je-L’aiM’…
D’autres encore comme Michel Audiard pour qui LaLa langue n’était pas que du cinéma, Francis Blanche qui’a-fait théâtre de ses aphorismes, Francis qui’a-Brel comme maître enchanteur, Michel et la folie-Berger, chanteur à-groupies et qui pourtant jouait du piano debout. Je me souviens aussi de cette époque épique, où la Barbe-à-ras, George Mous.. taki-nait la corde de sa guitare, devant Guy béat d’admiration, devant Brassens aussi, et les copains Debord… De tous bords même que ces personnages qui nous ont emmenés sur les pages de leurs débarquements. Naguère.
Certains auteurs m’ont transmis la passion pour les mots..tôt, d’autres, plus classiques, m’ont séduit par leurs mots..tard. Question de cycle, que j’ai donc enfourché pour essayer de les retrouver.
Par un heureux Goncourt de circonstance ils étaient là, réunis dans le Prévert où poussaient les Marguerite et le Genet, où La Bruyère prenait Racine, où gambadait Labiche et le Pagnol breton, où Alain Robbe-Grillet au soleil. Plus loin sur la rive, le long d’un petit Rousseau Feydeau de Vian, Stéphane, Mallarmé de patience, pêchait à la courte ligne, espérant, avec le temps, Ferré un beau poisson.
Comprenant qu’il avait besoin d’aide, j’épaule Sartre, car lui aussi voulait pécho le poisson. Il avait Beauvoir-Simone dans les parages, il n’avait d’yeux que pour Lamartine qui se baladait avec la petite Colette de Sagan..mère. Je regardais avec amusement ces drôles d’oiseaux dont je connais bien la patte et les plumes acérées, mais j’eus beau chercher, je ne voyais pas où-est-le-bec. En même temps y avait du monde. Des intimes, Desproges et des moins proches.
A voir l’heure qui passait au milieu de ces gens trépassés, je décidai finalement de refermer cette parenthèse enchantée et de rentrer au plus tôt, le latin même, afin que cette histoire du soir je puisse vous l’Aragonter. En quittant ce monde des arts-trise, oui j’avais Delerm à l’œil, je repensai, n’en déBlaise à Pascal, Alain et à l’autre. Eh oui NaGuy..de Maupassant à Bern-anos, de Guillaume un-peu-lunaire au m’Alain Proust, il y en eu des poètes ! Des maudits, des modernes, des modés, d’émotions-d’censure même. Surtout quand le poète plus haut que son culte !
En vers et parfois contre tous, ces auteurs nous Rabelais quelque chose. Ce petit quelque chose qui nous donne ce Baudelaire de famille et qui langage que nous. Qui nous rappelle que si la langue française est plurielle c’est parce qu’elle est singulière, riche de ces mots qui nous font du bien, qu’ils soient d’aujourd’hui ou de Mol—ière.
© Stéphane De Groodt 2018
MERCI!

Alors vous le savez peut-être, épithète que non, mais hier soir, si vous nous regardez demain, c’était la journée de la langue française. Et d’ailleurs la langue Françoise.. Nyssens en fait cette année son cheval de bataille. Il faut dire qu’avec toutes ces réformes d’orthographes on ne sait plus très bien à quel sein se vouer, et le risque est grand d’échouer alors sur une prothèse grammaire aux attributs factices, mais néanmoins flotteurs...
Afin de remettre les pendules au milieu du village, situé non pas dans l’Eure mais plutôt vers l’Aisne, j’ai voulu évoquer ces amoureux de la langue, oui car chaque-langue à ses amoureux, qui ont donné leur lettre de noblesse au 7ème art, à la chanson, à la littérature.
Des gens d’esprit, ou Desplat pour les plus mélodieux, des gens de lettres, pas toujours recommandés, des j’en-sais-rien, des jean-sait-tout comme Jean d’Or-mes-son et lumière, brillant comme la flamme du cierge Gainsbourg qui composait des mots comme il en va des portées à musique. Qui n’a pas aimé-ses-airs... et son art de la scène..Lupin et des jeux aurait dit Raymond Devos paré de sa camisole de farces.. et à Trappes, Djamel ! Comment ne pas le citer... Depuis la série H je-L’aiM’…
D’autres encore comme Michel Audiard pour qui LaLa langue n’était pas que du cinéma, Francis Blanche qui’a-fait théâtre de ses aphorismes, Francis qui’a-Brel comme maître enchanteur, Michel et la folie-Berger, chanteur à-groupies et qui pourtant jouait du piano debout. Je me souviens aussi de cette époque épique, où la Barbe-à-ras, George Mous.. taki-nait la corde de sa guitare, devant Guy béat d’admiration, devant Brassens aussi, et les copains Debord… De tous bords même que ces personnages qui nous ont emmenés sur les pages de leurs débarquements. Naguère.
Certains auteurs m’ont transmis la passion pour les mots..tôt, d’autres, plus classiques, m’ont séduit par leurs mots..tard. Question de cycle, que j’ai donc enfourché pour essayer de les retrouver.
Par un heureux Goncourt de circonstance ils étaient là, réunis dans le Prévert où poussaient les Marguerite et le Genet, où La Bruyère prenait Racine, où gambadait Labiche et le Pagnol breton, où Alain Robbe-Grillet au soleil. Plus loin sur la rive, le long d’un petit Rousseau Feydeau de Vian, Stéphane, Mallarmé de patience, pêchait à la courte ligne, espérant, avec le temps, Ferré un beau poisson.
Comprenant qu’il avait besoin d’aide, j’épaule Sartre, car lui aussi voulait pécho le poisson. Il avait Beauvoir-Simone dans les parages, il n’avait d’yeux que pour Lamartine qui se baladait avec la petite Colette de Sagan..mère. Je regardais avec amusement ces drôles d’oiseaux dont je connais bien la patte et les plumes acérées, mais j’eus beau chercher, je ne voyais pas où-est-le-bec. En même temps y avait du monde. Des intimes, Desproges et des moins proches.
A voir l’heure qui passait au milieu de ces gens trépassés, je décidai finalement de refermer cette parenthèse enchantée et de rentrer au plus tôt, le latin même, afin que cette histoire du soir je puisse vous l’Aragonter. En quittant ce monde des arts-trise, oui j’avais Delerm à l’œil, je repensai, n’en déBlaise à Pascal, Alain et à l’autre. Eh oui NaGuy..de Maupassant à Bern-anos, de Guillaume un-peu-lunaire au m’Alain Proust, il y en eu des poètes ! Des maudits, des modernes, des modés, d’émotions-d’censure même. Surtout quand le poète plus haut que son culte !
En vers et parfois contre tous, ces auteurs nous Rabelais quelque chose. Ce petit quelque chose qui nous donne ce Baudelaire de famille et qui langage que nous. Qui nous rappelle que si la langue française est plurielle c’est parce qu’elle est singulière, riche de ces mots qui nous font du bien, qu’ils soient d’aujourd’hui ou de Mol—ière.
© Stéphane De Groodt 2018
MERCI!
20 mars 2018
JOËL GUENOUN - Printemps
MERCI: http://www.joelguenoun.com/
D'autres merveilles de Joël Guenoun :http://ferreiradiasenoites.blogspot.pt/2012/06/joel-guenoun-les-mots-ont-des-visages.html
17 mars 2018
16 mars 2018
15 mars 2018
FERNANDEL et MIGUEL ZAMACOÏS - L'accent
En 1967...
L'accent
De l'accent! De l'accent! Mais après tout en ai-je?
Pourquoi cette faveur? Pourquoi ce privilège?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
"Ces gens-là n'ont pas le parler de tout le monde!"
Et que, tout dépendant de la façon de voir,
Ne pas avoir d'accent, pour nous, c'est en avoir...
Eh bien non ! je blasphème! Et je suis las de feindre!
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne peux que les plaindre!
Emporter avec soi son accent familier,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne!
Lorsque, loin de chez soi, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent? Mais c'est un peu le pays qui vous suit!
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage!
C'est pour le malheureux à l'exil obligé,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers!
Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose!...
Non, je ne rougis pas de mon si bel accent!
Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant!
Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
En portant mon accent sur le coin de l'oreille!
Mon accent! Il faudrait l'écouter à genoux!
Il nous fait emporter la Provence avec nous,
Et fait chanter sa voix dans tous nos bavardages
Comme chante la mer au fond des coquillages!
Écoutez! En parlant, je plante le décor
Du torride Midi dans les brumes du Nord!
Il évoque à la fois le feuillage bleu-gris
De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
Et le petit village où la treille splendide
Éclabousse de bleu la blancheur des bastides!
Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
À toutes mes chansons donne un même refrain,
Et quand vous l'entendez chanter dans mes paroles
Tous les mots que je dis dansent la farandole!
MIGUEL ZAMACOÏS
(1866-1955)
L'accent
De l'accent! De l'accent! Mais après tout en ai-je?
Pourquoi cette faveur? Pourquoi ce privilège?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
"Ces gens-là n'ont pas le parler de tout le monde!"
Et que, tout dépendant de la façon de voir,
Ne pas avoir d'accent, pour nous, c'est en avoir...
Eh bien non ! je blasphème! Et je suis las de feindre!
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne peux que les plaindre!
Emporter avec soi son accent familier,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne!
Lorsque, loin de chez soi, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent? Mais c'est un peu le pays qui vous suit!
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage!
C'est pour le malheureux à l'exil obligé,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers!
Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose!...
Non, je ne rougis pas de mon si bel accent!
Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant!
Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
En portant mon accent sur le coin de l'oreille!
Mon accent! Il faudrait l'écouter à genoux!
Il nous fait emporter la Provence avec nous,
Et fait chanter sa voix dans tous nos bavardages
Comme chante la mer au fond des coquillages!
Écoutez! En parlant, je plante le décor
Du torride Midi dans les brumes du Nord!
Il évoque à la fois le feuillage bleu-gris
De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
Et le petit village où la treille splendide
Éclabousse de bleu la blancheur des bastides!
Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
À toutes mes chansons donne un même refrain,
Et quand vous l'entendez chanter dans mes paroles
Tous les mots que je dis dansent la farandole!
MIGUEL ZAMACOÏS
(1866-1955)
9 mars 2018
FRANÇOIS RUFFIN - Ruffin fait le ménage à l'Assemblée!
8 mars 2018
Ce matin, on a tapoté à la porte de ma chambre-bureau, au 101 rue de l’Université.
J’étais encore au lit, j'ai pas réagi.
La porte s’est ouverte, j’ai grogné un “Je suis là”, et la porte s’est refermée avec un “Oh, pardon!”
Comme j’étais réveillé, je suis descendu au petit déjeuner.
Quand je suis remonté, les tapis de douche ne traînaient plus dans la salle de bain, la cuvette des toilettes était récurée, les serviettes changées, les poubelles vidées.
Le même miracle se reproduit tous les jours.
Ce n’est pas l’œuvre d’une fée, mais de femmes.
J’ai échangé avec elles, rapidement, dans les couloirs.
Elles arrivent à 6 h, elles repartent à 10 h.
Assez tôt pour ne pas déranger le travail des députés.
Du lundi au vendredi, ça leur fait une vingtaine d’heures par semaine.
À raison de 9 € de l’heure, leur paie s’élève à 600 € et quelques par mois.
Bénéficient-elles de tickets-restau ? Non.
Ont-elles un treizième mois ? Non.
Des primes de panier ? De salissure ? Non.
Seulement 50 % de réduction sur le pass Navigo.
Et tant mieux, parce qu’elles ont une petite heure de transport à l’aller, et une autre au retour.
Ce pupitre ciré, ici, c’est elles.
Les cuivres lustrés, c’est encore elles.
Les marbres luisants, c’est toujours elles.
Elles sont partout et pourtant, elles sont absentes.
C’est le propre de la propreté : elle ne laisse pas de traces.
Leur travail est invisible.
D’autant qu’on s’applique à les rendre, elles aussi, invisibles.
Elles viennent ici tôt le matin, je l’ai dit, en horaires décalés.
Pour nous éviter de les croiser.
Et peut-être pour nous épargner la honte.
Car comment n’aurions-nous pas honte ?
Honte de ce fossé ?
Sous le même toit, dans la même maison, elles sont payées dix fois moins que nous, avec toutes des temps partiels contraints, toutes sous le salaire minimum, toutes sous le seuil de pauvreté.
Notre Parlement, plein de raisonnements et de bons sentiments, s’accommode fort bien de cette injustice de proximité. Je mentionne ça, parce que c’est sous nos pieds, sous notre nez.
Je le mentionne, également, parce que c’est à l’image de la France.
Toutes les entreprises, toutes les institutions, les universités, les régions, les lycées maintenant, les collèges, les hôpitaux, les gares “externalisent” leur entretien. Ça fait moderne, “externalisé”.
Ça fait des économies, surtout.
Ça signifie que, silencieusement, au fil des décennies, à travers le pays, des milliers de femmes, à vrai dire des centaines de milliers de femmes, ont été poussées vers la précarité, vers des horaires coupés, vers des paies au rabais.
Je le mentionne, enfin, parce que ça vaut pour le ménage, mais au-delà aussi.
Ça marche pareil pour les AVS, auxiliaires de vie sociale et auxiliaires de vie scolaire, pour les assistantes maternelles, pour les emplois à domicile en tous genres. Pour toutes celles, des femmes le plus souvent, pour toutes celles qui s’occupent de nos enfants, des personnes âgées ou handicapées.
Quand ce travail n’est pas purement et simplement gratuit, compté pour zéro dans un PIB aveugle.
J’entends volontiers parler, dans cet hémicycle et ailleurs, d’une “société de service”, et chaque fois ça nous est vanté avec gourmandise, comme une promesse de bonheur.
Forcément, nous sommes du côté des servis.
Servis ici, à l’Assemblée, et aux petits oignons.
Servis dans les hôtels.
Servis dans les supérettes.
Servis jusque chez nous par des nounous.
Méfions-nous.
Méfions-nous que cette société de service ne soit pas une société de servitude, avec le retour des serfs et des servantes, des bonniches, mais sous un nouveau visage, sous un autre nom, plus moderne, plus acceptable, et qui nous laisse à nous, la conscience en paix.
Avec, en prime, en plus de la chemise repassée, de la moquette aspirée, des Chèques Emploi Service défiscalisés.
Notre confort est assis sur cette main d’œuvre bon marché.
Alors, depuis cette semaine, l’ambition présidentielle est partout martelée : à travail égal, salaire égal.
Fort bien.
Mais ça ne suffit pas.
Vous devez, nous devons, revaloriser les métiers largement occupés par des femmes.
Leur bâtir de réels statuts.
Leur garantir des revenus.
D’autant qu’ils sont, bien souvent, les plus utiles.
Virez les publicitaires.
Virez les traders.
Virez les nuisibles.
Mais payez comme il faut les aide soignantes, les infirmières, les auxiliaires de puériculture.
Avant de légiférer pour le pays, qu’on me permette de démarrer plus petit.
Par ici.
Par la poutre que nous avons dans notre œil.
Puisque se mène, nous dit-on, une grande réforme de notre Assemblée, qu’on ne les néglige pas, ces femmes de ménage.
Qu’on les intègre au personnel.
Qu’elles bénéficient de temps complets, et de primes, et de treizième mois.
Qu’elles ne touchent pas, sans doute, nos salaires de parlementaires. Oublions l’égalité, mais qu’elles gagnent un revenu décent, digne d’elles et digne de nous.
Qu’elles passent au-dessus du SMIC et du seuil de pauvreté.
Monsieur le Ministre, madame la rapporteur, mes chers collègues, j’espère vraiment que, pour une fois, mon vœu sera exaucé.
Je compte sur vous.
Ou alors, je vois une autre option.
Dans Tenue de soirée, Jean Pierre-Marielle demande
“Vous savez à quoi on reconnaît un riche ?
C’est quelqu’un qui ne nettoie pas ses toilettes lui-même.”
Une alternative, alors, c’est que les députés et leurs équipes nettoient leurs toilettes eux-mêmes.
Et qu’avec une telle mesure, cette tâche ne soit plus attachée à un genre.
Que l’on compte parmi nous des hommes de ménage et des hommes pipi.
Je vous remercie.
MERCI: https://francoisruffin.fr/le-menage-a-lassemblee/
Ce matin, on a tapoté à la porte de ma chambre-bureau, au 101 rue de l’Université.
J’étais encore au lit, j'ai pas réagi.
La porte s’est ouverte, j’ai grogné un “Je suis là”, et la porte s’est refermée avec un “Oh, pardon!”
Comme j’étais réveillé, je suis descendu au petit déjeuner.
Quand je suis remonté, les tapis de douche ne traînaient plus dans la salle de bain, la cuvette des toilettes était récurée, les serviettes changées, les poubelles vidées.
Le même miracle se reproduit tous les jours.
Ce n’est pas l’œuvre d’une fée, mais de femmes.
J’ai échangé avec elles, rapidement, dans les couloirs.
Elles arrivent à 6 h, elles repartent à 10 h.
Assez tôt pour ne pas déranger le travail des députés.
Du lundi au vendredi, ça leur fait une vingtaine d’heures par semaine.
À raison de 9 € de l’heure, leur paie s’élève à 600 € et quelques par mois.
Bénéficient-elles de tickets-restau ? Non.
Ont-elles un treizième mois ? Non.
Des primes de panier ? De salissure ? Non.
Seulement 50 % de réduction sur le pass Navigo.
Et tant mieux, parce qu’elles ont une petite heure de transport à l’aller, et une autre au retour.
Ce pupitre ciré, ici, c’est elles.
Les cuivres lustrés, c’est encore elles.
Les marbres luisants, c’est toujours elles.
Elles sont partout et pourtant, elles sont absentes.
C’est le propre de la propreté : elle ne laisse pas de traces.
Leur travail est invisible.
D’autant qu’on s’applique à les rendre, elles aussi, invisibles.
Elles viennent ici tôt le matin, je l’ai dit, en horaires décalés.
Pour nous éviter de les croiser.
Et peut-être pour nous épargner la honte.
Car comment n’aurions-nous pas honte ?
Honte de ce fossé ?
Sous le même toit, dans la même maison, elles sont payées dix fois moins que nous, avec toutes des temps partiels contraints, toutes sous le salaire minimum, toutes sous le seuil de pauvreté.
Notre Parlement, plein de raisonnements et de bons sentiments, s’accommode fort bien de cette injustice de proximité. Je mentionne ça, parce que c’est sous nos pieds, sous notre nez.
Je le mentionne, également, parce que c’est à l’image de la France.
Toutes les entreprises, toutes les institutions, les universités, les régions, les lycées maintenant, les collèges, les hôpitaux, les gares “externalisent” leur entretien. Ça fait moderne, “externalisé”.
Ça fait des économies, surtout.
Ça signifie que, silencieusement, au fil des décennies, à travers le pays, des milliers de femmes, à vrai dire des centaines de milliers de femmes, ont été poussées vers la précarité, vers des horaires coupés, vers des paies au rabais.
Je le mentionne, enfin, parce que ça vaut pour le ménage, mais au-delà aussi.
Ça marche pareil pour les AVS, auxiliaires de vie sociale et auxiliaires de vie scolaire, pour les assistantes maternelles, pour les emplois à domicile en tous genres. Pour toutes celles, des femmes le plus souvent, pour toutes celles qui s’occupent de nos enfants, des personnes âgées ou handicapées.
Quand ce travail n’est pas purement et simplement gratuit, compté pour zéro dans un PIB aveugle.
J’entends volontiers parler, dans cet hémicycle et ailleurs, d’une “société de service”, et chaque fois ça nous est vanté avec gourmandise, comme une promesse de bonheur.
Forcément, nous sommes du côté des servis.
Servis ici, à l’Assemblée, et aux petits oignons.
Servis dans les hôtels.
Servis dans les supérettes.
Servis jusque chez nous par des nounous.
Méfions-nous.
Méfions-nous que cette société de service ne soit pas une société de servitude, avec le retour des serfs et des servantes, des bonniches, mais sous un nouveau visage, sous un autre nom, plus moderne, plus acceptable, et qui nous laisse à nous, la conscience en paix.
Avec, en prime, en plus de la chemise repassée, de la moquette aspirée, des Chèques Emploi Service défiscalisés.
Notre confort est assis sur cette main d’œuvre bon marché.
Alors, depuis cette semaine, l’ambition présidentielle est partout martelée : à travail égal, salaire égal.
Fort bien.
Mais ça ne suffit pas.
Vous devez, nous devons, revaloriser les métiers largement occupés par des femmes.
Leur bâtir de réels statuts.
Leur garantir des revenus.
D’autant qu’ils sont, bien souvent, les plus utiles.
Virez les publicitaires.
Virez les traders.
Virez les nuisibles.
Mais payez comme il faut les aide soignantes, les infirmières, les auxiliaires de puériculture.
Avant de légiférer pour le pays, qu’on me permette de démarrer plus petit.
Par ici.
Par la poutre que nous avons dans notre œil.
Puisque se mène, nous dit-on, une grande réforme de notre Assemblée, qu’on ne les néglige pas, ces femmes de ménage.
Qu’on les intègre au personnel.
Qu’elles bénéficient de temps complets, et de primes, et de treizième mois.
Qu’elles ne touchent pas, sans doute, nos salaires de parlementaires. Oublions l’égalité, mais qu’elles gagnent un revenu décent, digne d’elles et digne de nous.
Qu’elles passent au-dessus du SMIC et du seuil de pauvreté.
Monsieur le Ministre, madame la rapporteur, mes chers collègues, j’espère vraiment que, pour une fois, mon vœu sera exaucé.
Je compte sur vous.
Ou alors, je vois une autre option.
Dans Tenue de soirée, Jean Pierre-Marielle demande
“Vous savez à quoi on reconnaît un riche ?
C’est quelqu’un qui ne nettoie pas ses toilettes lui-même.”
Une alternative, alors, c’est que les députés et leurs équipes nettoient leurs toilettes eux-mêmes.
Et qu’avec une telle mesure, cette tâche ne soit plus attachée à un genre.
Que l’on compte parmi nous des hommes de ménage et des hommes pipi.
Je vous remercie.
MERCI: https://francoisruffin.fr/le-menage-a-lassemblee/
28 févr. 2018
6 févr. 2018
D’ACCORD ! PAS D’ACCORD !
VOUS DONNEZ VOTRE OPINION…
VOUS N’ÊTES PAS VRAIMENT D’ACCORD…
VOUS N’ÊTES PAS D’ACCORD…
VOUS ÊTES D’ACCORD…
À VOUS de classer les expressions suivantes:
1. D’après moi
2. C’est possible
3. À mon avis
4. Je ne suis pas d’accord
5. Je ne suis pas complètement d’accord
6. C’est vrai
7. Il me semble que
8. Tu as raison / Vous avez raison
9. Ça (ne) va pas, non ? (Familier)
10. Je pense que
11. Bien sûr
12. Je ne suis pas du tout d’accord
13. Oui, mais
14. Pour ma part
15. Je suis d’accord avec toi / Je suis d’accord avec vous
16. Pour moi
17. Je suis certain(e) que
18. Je suis sûr(e) que
19. Mais non !
20. Je crois que
21. Peut-être
22. Pas du tout
23. Je trouve que
24. Sans doute
25. J’ai l’impression que
26. Absolument
27. Mon opinion, c’est que
28. D’accord sur ce point, mais
29. Je suis de ton avis / Je suis de votre avis
30. Jamais de la vie !
3 févr. 2018
PIERRE DESPROGES - Si les hommes font moins de conneries en février...
Définitions de connerie
connerie
nom féminin
- Stupidité.
- Parole, action idiotes, stupides.
MERCI: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/connerie/18294
Libellés :
conjugaison,
connecteurs,
drôles de mots!,
exprimer une hypothèse,
grammaire B1-B2,
indicatif,
présent,
présentatifs,
pronoms,
quantité,
restriction,
vocabulaire B1-B2
28 janv. 2018
27 janvier 2018 - Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité
Grâce à une exposition, partageons nos sentiments, nos émotions, nos souhaits à propos de l'Holocauste...
Les professeurs d'histoire de notre établissement, Escola Secundária Ferreira Dias - Agualva Cacém, nous ont lancé ce défi pour célébrer la Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.
En classe de Français, la Première L1 a fait ce magnifique Travail de Mémoire:
Chaque élève a choisi une image/photo et a rédigé une phrase en français.
Voici leurs contributions.
BRAVO!
josé maria laura de Slidely by Slidely Slideshow
Chanson de JEAN FERRAT - Nuit et Brouillard
ICI: http://enfledonnant.blogspot.pt/2018/01/jean-ferrat-nuit-et-brouillard.html
13 janv. 2018
PHILIPPE GELUCK - Le mathématicien
MERCI: http://www.geluck.com/
«Le mathématicien boit des demis avec des tiers. Il mange du quatre-quarts et des mille-feuilles à la six-quatre-deux. Et bien sûr, il ne porte que des habits neufs.»
16 déc. 2017
Poèmes de Noël
Voici une sélection de poèmes apportés par les flocons de Noël...
Bonnes fêtes!
José Maria Laura
Petit Papa Noël
C'est la belle nuit de Noël
La neige étend son manteau blanc
Et les yeux levés vers le ciel,
À genoux, les petits enfants,
Avant de fermer les paupières,
Font une dernière prière.
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N'oublie pas mon petit soulier.
Mais, avant de partir,
Il faudra bien te couvrir
Dehors tu vas avoir si froid
C'est un peu à cause de moi.
Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m'as apporté
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et que je t'ai commandés.
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N'oublie pas mon petit soulier.
Le marchand de sable est passé
Les enfants vont faire dodo
Et tu vas pouvoir commencer
Avec ta hotte sur le dos
Au son des cloches des églises
Ta distribution de surprises.
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N'oublie pas mon petit soulier.
Si tu dois t'arrêter
Sur les toits du monde entier
Tout ça avant demain matin,
Mets-toi vite vite en chemin.
Et quand tu seras sur ton beau nuage
Viens d'abord sur notre maison
Je n'ai pas été tous les jours très sage
Mais j'en demande pardon.
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N'oublie pas mon petit soulier
Petit Papa Noël.
Raymond Vincy
🎅
Enfants et fleurs, vous, grâce de la vie,
Calices purs d'innocence et d'amour,
Voici Noël ! Noël tous nous convie,
Mais vous surtout êtes rois en ce jour.
Au ciel, enfants, dérobez son sourire,
Fleurs, à la terre empruntez vos couleurs ;
Notre allégresse auprès de vous s'inspire,
Enfants et fleurs !
Enfants et fleurs, ô suave rosée,
D'un Dieu clément envoi mystérieux,
Vous ignorez pour toute âme embrasée
Quelle fraîcheur vous distillez des cieux !
Un vent plus doux vient caresser la lyre,
Du cœur blessé vous calmez les douleurs ;
Tout reverdit à votre aimable empire,
Enfants et fleurs !
Enfants et fleurs, par quels magiques charmes,
Vous, chers aux bons, mais aux méchants jamais,
Au repentir arrachez-vous des larmes,
À l'espérance apportez-vous la paix ?
Serait-ce hélas ! que, miroirs sans nuage,
Purs de toute ombre et non ternis de pleurs,
D'un ciel perdu vous reflétez l'image,
Enfants et fleurs ?
Sainte au front pâle et couronné d'étoiles,
À l'œil profond comme l'éternité,
Fille de Dieu qui lis en Dieu sans voiles,
Descends vers nous, chaste Sérénité ;
Sur un berceau tu mis ton auréole,
Dans un rayon consume nos langueurs ;
Et, pur encens, que notre âme à Dieu vole,
Enfants et fleurs.
Henri-Frédéric Amiel
✨
Le ciel est noir, la terre est blanche ;
— Cloches, carillonnez gaîment ! —
Jésus est né ; — la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
Pas de courtines festonnées
Pour préserver l'enfant du froid ;
Rien que les toiles d'araignées
Qui pendent des poutres du toit.
Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l'échauffer dans sa crèche
L'âne et le bœuf soufflent dessus.
La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s'ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers : « Noël ! Noël ! »
Théophile Gautier
⛄
Le plus beau cadeau
Noël ! Que nous apportes-tu
Dans tes bras si fragiles ?
Un cheval ? Une automobile ?
Un Pierrot au chapeau pointu ?
Noël, que nous apportes-tu ?
Nous apportes-tu dans ta hotte
Des oranges, du chocolat,
du pain d'épices, des nougats
Des pralines, des papillotes ?
Qu'y a-t-il au fond de ta hotte ?
Des joujoux, bien sûr, c'est parfait
Et c'est si bon les friandises !
Mais, dans tes menottes exquises
Trouverons-nous d'autres bienfaits ?
Noël, apporte-nous la Paix !
Raymond Richard
🎄
Quand je serai très vieux,
Je serai Père Noël
Je vivrai dans les cieux,
Sous un toit d'arc-en-ciel.
Mes ateliers-jouets
Seront dans les nuages,
De là-haut je verrai
Quels sont les enfants sages.
Mais je me souviendrai
De quand j'étais petit,
Des caprices que j'ai faits,
Des mensonges que j'ai dits.
Et j'aurai dans ma hotte,
Pour les petits coquins,
Des jouets qui clignotent
Et des ours câlins.
Corinne Albaut
🎅
Dans mes chaussures ?
Une voiture,
Dans mes chaussons ?
Un ourson.
Dans mes baskets ?
Une dînette.
Dans mes sandales ?
Un cheval.
Dans mes ballerines ?
Des pralines,
Et dans mes bottes ?
Des papillotes !
Corinne Albaut
✨
Dans la hotte du Père Noël
Dans la hotte du Père Noël,
Il y a un ourson à bretelles
Pour Estelle,
Deux châteaux forts
Pour Victor,
Trois marionnettes à fils
Pour Cécile
Et quatre masques de dragons
Pour les jumeaux Simon et Gaston.
Et puis, dans la hotte du Père Noël,
Il y a aussi cinq boîtes de caramels.
Pour qui donc, je me le demande ?
Pour la mère Noël, cette gourmande !
Mymi Doinet
🎄
Père Noël pour faire moderne
A troqué ses deux trois rennes
Pour un très gros camion à benne.
Père Noël pour faire plus chouette
A décidé de faire ses emplettes
En surfant sur internet.
Père Noël sur un coup de tête
A rasé barbe et bouclettes
Contre une petite barbichette.
Père Noël qu’est-ce qui te prend ?
Tu étais bien mieux avant.
Si tu continues comme ça
Plus personne ne croira en toi :
Même pas moi !
Christian Merveille
✨
Le petit sapin sous la neige
Rêvait aux beaux étés fleuris.
Bel été quand te reverrai-je ?
Soupirait-il sous le ciel gris.
Dis moi quand reviendra l’été !
Demandait-il au vent qui vente
Mais le vent sans jamais parler
S’enfuyait avec la tourmente.
Vint à passer sur le chemin
Un gaillard à grandes moustaches
Hop là ! en deux coups de sa hache,
A coupé le petit sapin.
Il ne reverra plus l’été ,
Le petit sapin des montagnes,
Il ne verra plus la gentiane,
L’anémone et le foin coupé.
Mais on l’a paré de bougies,
Saupoudré de neiges d’argent.
Des clochettes de féerie
Pendent à ses beaux rameaux blancs.
Le petit sapin de noël
Ne regrette plus sa clairière
Car il rêve qu’il est au ciel
Tout vêtu d’or et de lumière.
Pernette Chaponnière
⛄
Coupez le gui ! Coupez le houx !
Feuillage vert, feuillage roux,
Mariez leurs branches ;
Perles rouges et perles blanches,
Coupez le gui ! Coupez le houx !
C’est la Noël, fleurissez vous !
Chassez les grives et les merles,
Chassez les mésanges au dos bleu
Du gui dont les fleurs sont des perles,
Du houx dont les fleurs sont du feu !
Courez à la forêt prochaine,
Courez à l’enclos des fermiers ;
Coupez le gui sur le grand chêne,
Coupez le gui sur les pommiers.
Coupez le houx le long des haies
Qui bordent le chemin des bois ;
Coupez le houx sous les futaies
Où sont nos vieux temples gaulois ?
… Et coupez-les par tas, par piles !
Liez en gerbes leurs rameaux,
Et qu’on en pavoise les villes,
Qu’on en pavoise les hameaux !
Coupez le gui ! Coupez le houx !
Feuillage vert, feuillage roux,
Mariez leurs branches !
Perles rouges et perles blanches ;
Coupez le gui ! Coupez le houx !
C’est la Noël ! Fleurissez-vous !
Charles Frémine
✨
Petits lutins
Avez-vous veillé à ce qu’il n’ait rien oublié ?
Avez-vous pensé aux bonbons, aux sapins ?
Avez-vous mis de la neige sur son chemin ?
Dans sa poche
Trouvera-t-il le grand cahier ?
Le cahier avec le nom de tous les enfants
Et puis dans un tout petit étui
Ses lunettes pour dire leurs noms
Dans la nuit
Et maintenant ouvrez la porte du garage
Père Noël, partez bien vite
Et bon voyage !
Lucienne Gamot
🌲
C’est la grève des sapins,
Des aiguilles, des pommes de pin.
Ils veulent tous être palmiers,
Cerisiers ou bananiers,
Devenir arbres fruitiers.
Les sapins sont fatigués.
A la fin de chaque année,
Toutes ces guirlandes à porter,
Ca leur donne le dos courbé.
Les sapins sont enrhumés,
De vivre près des cheminées,
Sans air pur, sans horizon
Enfermés dans des maisons.
Les sapins en ont assez
De faire l’ombre l’été
Sans être remerciés,
Et l’hiver d’être coupés.
Les sapins font grise mine
Et attrapent des angines
Qu’ils soignent avec du parfum
A la sève de sapin !
Les sapins ont déclaré
Que, pour la nouvelle année,
Ils se mettront en congé.
La forêt sera fermée,
Les sapins s’en vont au vert,
Les sapins quittent l’hiver
Pour aller se faire bronzer
Au chaud sous les cocotiers !
Dominique Dimay
⛄
Le père Noël est mécontent
Ca fait bientôt plus de 1 000 ans
Que nul jamais près de ses bottes
N’a mis la moindre papillote
Depuis que Noël est Noël
On n’offre rien au père Noël !
Une souris dans son placard
Voyant qu’il avait le cafard
Téléphona en Amérique
Au Président d’la République
« Depuis que Noël est Noël
On n’offre rien au père Noël ! »
« Cette question est trop délicate
Faut consulter mes diplomates
En me grattant derrière la tête
La solution viendra peut-être...
Depuis que Noël est Noël
On n’offre rien au père Noël... »
Pris d’une inspiration subite
Le président soudain s’agite
Et dans un tout petit paquet
Met la colombe de la paix
Depuis que Noël est Noël
On n’offre rien au père Noël...
Voyant le cadeau fabuleux
Le père Noël dit :
« Je suis vieux
Pour jouer avec cette colombe
Portons-là aux enfants du monde. »
Et depuis ce fameux Noël
Qu’il est heureux, le père Noël !
Pierre Chêne
🎄
Le vieux Noël dont l’œil luit
en décembre dans la chambre
Le vieux Noël dont l’œil luit
Rentre chez nous vers minuit
Sans bruit.
De glaçons il est vêtu
Pendeloques
Et breloques
De glaçons il est vêtu
Et porte un chapeau pointu.
On aperçoit sur son dos
Une hotte
Qui ballotte
On aperçoit sur son dos
Un tas de jolis cadeaux.
C’est pour les petits garçons
Pour les filles
Bien gentilles
C’est pour les petits garçons
Qui dorment dans les maisons.
Alphonse Gaud
🎅
Tout près de l'étang qui reflète
Les peupliers au vent courbés,
J'ai vu passer, oh ! quelle fête !
Le bonhomme cher aux bébés.
Par les sentiers, sous la feuillée,
Il s'en allait à petits pas,
Tout joyeux, la mine éveillée,
Comme s'en vont les grands-papas.
Clovis Hugues (1851-1907)
✨
Noël s’est nourri de miel
De brioche et de lumière
Il a trempé dans la crème
Chaque grelot d’herbe claire.
Mille mille cloches neigent
Aux quatre coins de l’hiver
Et toute la maison rêve
Dès qu’on ouvre la fenêtre.
Catherine de Lasa
🎅
Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc.
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper,
Et pour se réchauffer,
S'assoit sur le poêle rouge,
Et d'un coup disparaît,
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d'une flaque d'eau,
Ne laissant que sa pipe
Et puis son vieux chapeau.
Jacques Prévert
🌲
Dans un coin, le sapin
Dans un coin, le sapin
A des branches toutes blanches.
Dans un coin, le sapin
Attend Noël pour demain.
Les flocons tournent en rond
C’est le manège de la neige
Les flocons tournent en rond
Mon jardin est en coton.
Le traîneau, tout là-haut
Quelle merveille, Père Noël
Le traîneau, tout là-haut
Apportera des cadeaux.
Mes souliers bien cirés
Près de la cheminée
Mes souliers bien cirés
Seront remplis de jouets.
🎅
Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun , pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quel songe étrange où l'on voyait joujoux,
Bonbons habillés d'or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux,puis reparaître encore !
On s'éveillait matin, on se levait joyeux ,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux ...
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher ...
On entrait ! ...puis alors les souhaits ... en chemise,
Les baisers répétés, et la gaieté permise !
Arthur Rimbaud
🎄
Trois petits sapins
Se donnaient la main
Car c'était Noël
De la terre au ciel.
Prirent le chemin
Menant au village
Jusqu'à l'étalage
D'un grand magasin.
Là, ils se couvrirent
De tout ce qui brille :
Boules et bougies ,
Guirlandes pour luire ,
Et s'en retournèrent
La main dans la main
Par le beau chemin
De l'étoile claire
Jusqu'à la forêt
Où minuit sonnait ,
Car c'était Noël
De la terre au ciel.
Jean-Louis Vanham
12 nov. 2017
AHMED FADELI - Les nouveaux mots du dictionnaire Petit Larousse 2018
150 nouveaux termes et 50 personnalités entrent dans l'édition 2018 du fameux dictionnaire.
Pierre Larousse aurait deux cents ans aujourd'hui. Il aurait été heureux de voir le chemin parcouru par son petit Dictionnaire de la langue française publié en 1856. Voici, domaine par domaine quelques mots nouveaux.
Le monde de l'économie et de la société :
Ubérisation : remise en cause du modèle économique d'une entreprise ou d'un secteur d'activité par l'arrivée d'un nouvel acteur proposant les mêmes services à des prix moindres.
Fonds vautour : fonds d'investissement spécialisé dans le rachat à bas prix des dettes de l'État ou d'entreprises en difficulté.
Génération boomerang : ces adultes qui, après avoir quitté le domicile parental, sont contraints de revenir pour des raisons financières (perte d'emploi, divorce, etc.)
hors-sol : nom et adjectif invariable: personne ou groupe complètement déconnecté des réalités et des contraintes.
Spoiler : de l'anglais gâcher: révéler un élément clé de l'intrigue.
Matinalier :journaliste assurant la présentation d'une matinale à la radio ou à la télévision)
Les enjeux environnementaux:
Permaculture : (qui vient de l'anglais), un mode d'agriculture fondé sur les principes du développement durable.
épisode cévenol : (phénomène caractérisé par de fortes pluies continues tombant en automne sur le massif des Cévennes.
Autres mots :
Bisounours : mot et adjectif invariable: souvent péjoratif, personne d'une grande naïveté.
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