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11 mars 2019

FABIEN FERASSON DE QUENTAL - Un métier numérique, sinon rien ?


En économie, l’avenir est souvent digital, du moins en grande partie. Le secteur du numérique est porteur d’emplois, et les solutions de reconversion toujours possibles grâce à de nombreuses formations.
Voici 3 étapes pour un parcours gagnant.

Du nouveau sur la planète digitale
La reconversion vers le numérique semble logique car, oui, il y a de nombreux métiers disponibles aujourd’hui et pour demain. On recensait 80 000 emplois non-pourvus il y a moins d’un an.

Le Portail des Métiers de l’Internet sur lequel se base Pôle Emploi compte près d’une centaine de métiers dans les domaines de l’informatique, du réseau, du multimédia, du webmarketing…

Le secteur recrute et en dehors de cet aspect purement professionnel, se familiariser avec les technologies est synonyme aujourd’hui de facilité en termes de contact personnels, professionnels ou avec l’administration.

Étape 1 : Choisir son orientation métier
Le secteur du numérique est très large, les métiers différents et le premier pas est de savoir quel angle convient le mieux à son profil. En résumant, il existe trois grands segments sur ce marché de l’emploi :

1. LES MÉTIERS LIÉS À LA COMMUNICATION ET À L’INFORMATION
Très en demande, ils incluent des missions très différentes, comme celle de rédacteur, de community manager, de référenceur. Les compétences liées à la relation client, à la réactivité ainsi que le sens de l’organisation sont particulièrement mis en avant.

2. LES MÉTIERS DE CRÉATION, CONCEPTION
On entre ici dans la création de sites web, de publicités, avec des personnes aptes à programmer à différents stades. Autonomie, sens de l’écoute, bonne connaissance des principaux langages informatiques, ou spécialisation dans certains logiciels complexes sont requis.

3. LES MÉTIERS HYBRIDES
On trouve ici des chefs de projets, des webmasters, des graphistes capables de concevoir de vraies structures de pages. Esprit d’équipe, rigueur, connaissances techniques sont indispensables.

C’est à partir de ce premier choix qu’il devient possible d’établir l’orientation de sa reconversion et d’aller vers les formations appropriées. Dans tous les cas, s’intéresser à la technique informatique, à des degrés divers est positif. En effet, les expériences de commerciaux, de comptables, de journalistes entre autres sont particulièrement valorisées si elles sont liées aux connaissances liées au web.

Étape 2 : Se former soi-même
Lorsque l’on pense à se reconvertir, le premier pas consiste à maîtriser certaines bases avant même de choisir une formation plus poussée. C’est le moyen de conforter sa décision avant d’aller éventuellement vers une formation plus poussée. Acquérir des connaissances sur le référencement naturel, Photoshop ou le langage HTML est possible grâce aux outils internet.

Consulter les MOOCs (Massive Open Online Courses) gratuits qui existent sur le sujet est quasiment indispensable. Il est possible de s’inscrire sur Coursera par exemple, sur Openclassrooms ou suivre des conférences adaptées sur la plateforme Ted.com.

Lire est aussi un moyen de se familiariser avec ce domaine et d’affiner le choix de son secteur : plutôt réseaux sociaux, e-commerce, e-santé, webdesign, voire intelligence artificielle ? Blogs, revues, tout peut aider lors de cette première étape de reconversion.


Nombreux sont ceux qui ont une idée de départ pour un métier en particulier et finissent par s’orienter sur un autre à la lueur de leurs consultations. Une habitude à garder, car le monde digital, même quand on en fait partie, est sans cesse en cours de transformation.

MERCI!

21 févr. 2019

KEMAL ÖZYURT et CULTURE PRIME - L'amour, c'est quoi?

Titanic de KEMAL ÖZYURT


L'amour, c'est quoi ? pour Duras, Aragon, Yourcenar, de Beauvoir...
"Le bonheur de toucher un homme" pour Marguerite Duras, "accueillir la rencontre" pour Maria Casarès, "s'intéresser passionnément à un être" pour Marguerite Yourcenar... En cette journée de célébration de l'amour, écoutez ces artistes nous parler de tendresse et de passion, en archives.

28 janv. 2019

Spot ICM «La bande-annonce» avec Jean Reno

Une pub qui «n'a rien d'extraordinaire SAUF...»

Publicis Conseil, partenaire historique de l’ICM, a conçu et produit en 2010 la campagne ‘pluri média’ (télévision, print, web et radio) de la Fondation : pour l’occasion, Richard Berry a réalisé un film (prod. WAM et Dog Production) mettant en scène Jean Reno et reprenant les codes traditionnels d’une bande-annonce de cinéma.

27 janv. 2019

10 pubs - Parlons-en!

Kanar

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Karl Lagerfeld
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Sébastien Loeb
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19 oct. 2018

Catastrophe naturelle dans l'Aude


Photo: KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO

Inondations dans l'Aude : état de catastrophe naturelle pour 126 communes
Publié le 18 octobre 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Illustration 1Crédits : © Rico Löb - Fotolia.com
Illustration 1
Suite aux inondations et aux coulées de boue survenues du 14 au 15 octobre 2018 dans le département de l'Aude, 126 communes font l'objet d'une constatation d'état de catastrophe naturelle. Un arrêté a été publié en ce sens au Journal officiel du jeudi 18 octobre 2018.
Les victimes disposent de 10 jours après la parution au Journal officiel pour faire la déclaration à leur assureur en vue d'une prise en charge du règlement du sinistre.
[...]
  Rappel :
L'état de catastrophe naturelle est une garantie mise en place par l'État depuis 1982 afin d'indemniser les victimes d'épisodes naturels rares (sécheresse, orages violents, inondations, coulées de boue, avalanches, séismes...).
C'est un arrêté qui détermine ensuite les zones et les périodes où s'est située la catastrophe et la nature des dommages causés. À compter de sa parution au Journal officiel, les victimes disposent de 10 jours pour déclarer le sinistre à leur assureur. Il faut ensuite compter 2 mois pour le versement de la première somme d'argent.
MERCI: https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A12973?xtor=EPR-100

13 oct. 2018

Les mots d'EUGÈNE GUILLEVIC et les couleurs de CESILINDA OLIVEIRA

Cesilinda Oliveira, 2016

La plaine, les vallons plus loin…

La plaine, les vallons plus loin,
Les bois, les fleurs des champs, 

Les chemins, les villages,
Les blés, les betteraves, 

Le chant du merle et du coucou
L'air chaud, les herbes, les tracteurs, 

Les ramiers sur un bois,
Les perdrix, la luzerne, 

L'allée des arbres sur la route,
La charrette immobile,

L'horizon, tout cela
Comme au creux de la main.

Eugène Guillevic

1 mai 2018

COMPTINES - mai et muguet!


C'est le premier mai
Cherchons, cherchons...
Les brins de muguet.
Dans les bois, sur les talus,
Sentez, sentez...
Ces belles clochettes parfumées.
Regardez ce massif de fleurs :
Cueillons, cueillons..
Ce porte-bonheur.

http://fleursdeprintemps.over-blog.com/article-30909523.html

Il était dans la mousse, un tout petit muguet.
Il avait l’âme douce, embaumant la forêt.
Soudain, une fillette passe par le chemin
Et voyant la fleurette, la coupe avec la main.
– Pourquoi m’as-tu coupée ? dit la fleur du muguet,
Tu m’as toute blessée pour parer ton bonnet.
– Non, répond la fillette. Oh ! muguet, mes amours,
Je ne suis pas coquette.
Je veux t’aimer toujours…

http://www.momes.net/Comptines/Comptines-sur-la-nature/Comptines-sur-les-fleurs/La-comptine-du-muguet


24 mars 2018

Obtention de la carte de résident : quel niveau de français requis ?

Crédits : © stockphoto-graf - Fotolia.com



Carte de résident : comment justifier de votre connaissance du français ?



Si vous faites une 1ere demande de carte de résident, vous devez prouver que votre maîtrise du français est supérieure ou égale au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) du Conseil de l'Europe.
Pour cela, vous devez :
- soit avoir réussi un test linguistique,
- soit avoir obtenu un diplôme attestant un niveau de connaissance du français au moins équivalent au niveau A2 du CECRL ou sanctionnant un enseignement suivi en langue française.
PAR EXEMPLE:

- diplôme délivré par le Centre international d'études pédagogiques : diplôme d'études en langue française (DELF)      (...)

MERCI: https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34501

22 mars 2018

STÉPHANE DE GROODT - Aux mages de la langue française...

Aux mages de la langue française...














 Alors vous le savez peut-être, épithète que non, mais hier soir, si vous nous regardez demain, c’était la journée de la langue française. Et d’ailleurs la langue Françoise.. Nyssens en fait cette année son cheval de bataille. Il faut dire qu’avec toutes ces réformes d’orthographes on ne sait plus très bien à quel sein se vouer, et le risque est grand d’échouer alors sur une prothèse grammaire aux attributs factices, mais néanmoins flotteurs...

Afin de remettre les pendules au milieu du village, situé non pas dans l’Eure mais plutôt vers l’Aisne, j’ai voulu évoquer ces amoureux de la langue, oui car chaque-langue à ses amoureux, qui ont donné leur lettre de noblesse au 7ème art, à la chanson, à la littérature.

Des gens d’esprit, ou Desplat pour les plus mélodieux, des gens de lettres, pas toujours recommandés, des j’en-sais-rien, des jean-sait-tout comme Jean d’Or-mes-son et lumière, brillant comme la flamme du cierge Gainsbourg qui composait des mots comme il en va des portées à musique. Qui n’a pas aimé-ses-airs... et son art de la scène..Lupin et des jeux aurait dit Raymond Devos paré de sa camisole de farces.. et à Trappes, Djamel ! Comment ne pas le citer... Depuis la série H je-L’aiM’…

D’autres encore comme Michel Audiard pour qui LaLa langue n’était pas que du cinéma, Francis Blanche qui’a-fait théâtre de ses aphorismes, Francis qui’a-Brel comme maître enchanteur, Michel et la folie-Berger, chanteur à-groupies et qui pourtant jouait du piano debout. Je me souviens aussi de cette époque épique, où la Barbe-à-ras, George Mous.. taki-nait la corde de sa guitare, devant Guy béat d’admiration, devant Brassens aussi, et les copains Debord… De tous bords même que ces personnages qui nous ont emmenés sur les pages de leurs débarquements. Naguère.

Certains auteurs m’ont transmis la passion pour les mots..tôt, d’autres, plus classiques, m’ont séduit par leurs mots..tard. Question de cycle, que j’ai donc enfourché pour essayer de les retrouver.
Par un heureux Goncourt de circonstance ils étaient là, réunis dans le Prévert où poussaient les Marguerite et le Genet, où La Bruyère prenait Racine, où gambadait Labiche et le Pagnol breton, où Alain Robbe-Grillet au soleil. Plus loin sur la rive, le long d’un petit Rousseau Feydeau de Vian, Stéphane, Mallarmé de patience, pêchait à la courte ligne, espérant, avec le temps, Ferré un beau poisson.

Comprenant qu’il avait besoin d’aide, j’épaule Sartre, car lui aussi voulait pécho le poisson. Il avait Beauvoir-Simone dans les parages, il n’avait d’yeux que pour Lamartine qui se baladait avec la petite Colette de Sagan..mère. Je regardais avec amusement ces drôles d’oiseaux dont je connais bien la patte et les plumes acérées, mais j’eus beau chercher, je ne voyais pas où-est-le-bec. En même temps y avait du monde. Des intimes, Desproges et des moins proches.


A voir l’heure qui passait au milieu de ces gens trépassés, je décidai finalement de refermer cette parenthèse enchantée et de rentrer au plus tôt, le latin même, afin que cette histoire du soir je puisse vous l’Aragonter. En quittant ce monde des arts-trise, oui j’avais Delerm à l’œil, je repensai, n’en déBlaise à Pascal, Alain et à l’autre. Eh oui NaGuy..de Maupassant à Bern-anos, de Guillaume un-peu-lunaire au m’Alain Proust, il y en eu des poètes ! Des maudits, des modernes, des modés, d’émotions-d’censure même. Surtout quand le poète plus haut que son culte !

En vers et parfois contre tous, ces auteurs nous Rabelais quelque chose. Ce petit quelque chose qui nous donne ce Baudelaire de famille et qui langage que nous. Qui nous rappelle que si la langue française est plurielle c’est parce qu’elle est singulière, riche de ces mots qui nous font du bien, qu’ils soient d’aujourd’hui ou de Mol—ière.

© Stéphane De Groodt 2018

MERCI!

15 mars 2018

PAUL ÉLUARD - Dans Paris

Dans Paris

Dans Paris, il y a une rue; dans cette rue, il y a une maison; dans cette maison, il y a un escalier; dans cet escalier, il y a une chambre; dans cette chambre, il y a une table; sur cette table, il y a un tapis; sur ce tapis, il y a une cage; dans cette cage, il y a un nid; dans ce nid, il y a un œuf; dans cet œuf, il y a un oiseau.

L’oiseau renversa l’œuf; l’œuf renversa le nid; le nid renversa la cage; la cage renversa le tapis; le tapis renversa la table; la table renversa la chambre; la chambre renversa I'escalier; l'escalier renversa la maison; la maison renversa la rue; la rue renversa la ville de Paris.

PAUL ÉLUARD



Paris, février 2018
Photo de José Maria Laura

FERNANDEL et MIGUEL ZAMACOÏS - L'accent

En 1967...

L'accent
De l'accent! De l'accent! Mais après tout en ai-je?
Pourquoi cette faveur? Pourquoi ce privilège?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
"Ces gens-là n'ont pas le parler de tout le monde!"
Et que, tout dépendant de la façon de voir,
Ne pas avoir d'accent, pour nous, c'est en avoir...

Eh bien non ! je blasphème! Et je suis las de feindre!
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne peux que les plaindre!
Emporter avec soi son accent familier,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne!
Lorsque, loin de chez soi, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent? Mais c'est un peu le pays qui vous suit!
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage!
C'est pour le malheureux à l'exil obligé,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers!
Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose!...

Non, je ne rougis pas de mon si bel accent!
Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant!
Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
En portant mon accent sur le coin de l'oreille!
Mon accent! Il faudrait l'écouter à genoux!
Il nous fait emporter la Provence avec nous,
Et fait chanter sa voix dans tous nos bavardages
Comme chante la mer au fond des coquillages!
Écoutez! En parlant, je plante le décor
Du torride Midi dans les brumes du Nord!
Il évoque à la fois le feuillage bleu-gris
De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
Et le petit village où la treille splendide
Éclabousse de bleu la blancheur des bastides!
Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
À toutes mes chansons donne un même refrain,
Et quand vous l'entendez chanter dans mes paroles
Tous les mots que je dis dansent la farandole!

MIGUEL ZAMACOÏS
(1866-1955)

9 mars 2018

FRANÇOIS RUFFIN - Ruffin fait le ménage à l'Assemblée!

8 mars 2018


Ce matin, on a tapoté à la porte de ma chambre-bureau, au 101 rue de l’Université.
J’étais encore au lit, j'ai pas réagi.
La porte s’est ouverte, j’ai grogné un “Je suis là”,  et la porte s’est refermée avec un “Oh, pardon!”
Comme j’étais réveillé, je suis descendu au petit déjeuner.
Quand je suis remonté, les tapis de douche ne traînaient plus dans la salle de bain, la cuvette des toilettes était récurée, les serviettes changées, les poubelles vidées.

Le même miracle se reproduit tous les jours.
Ce n’est pas l’œuvre d’une fée, mais de femmes.
J’ai échangé avec elles, rapidement, dans les couloirs.
Elles arrivent à 6 h, elles repartent à 10 h.
Assez tôt pour ne pas déranger le travail des députés.
Du lundi au vendredi, ça leur fait une vingtaine d’heures par semaine.
À raison de 9 € de l’heure, leur paie s’élève à 600 € et quelques par mois.

Bénéficient-elles de tickets-restau ? Non.
Ont-elles un treizième mois ? Non.
Des primes de panier ? De salissure ? Non.
Seulement 50 % de réduction sur le pass Navigo.
Et tant mieux, parce qu’elles ont une petite heure de transport à l’aller, et une autre au retour.

Ce pupitre ciré, ici, c’est elles.
Les cuivres lustrés, c’est encore elles.
Les marbres luisants, c’est toujours elles.
Elles sont partout et pourtant, elles sont absentes.
C’est le propre de la propreté : elle ne laisse pas de traces.
Leur travail est invisible.
D’autant qu’on s’applique à les rendre, elles aussi, invisibles.

Elles viennent ici tôt le matin, je l’ai dit, en horaires décalés.
Pour nous éviter de les croiser.
Et peut-être pour nous épargner la honte.
Car comment n’aurions-nous pas honte ?
Honte de ce fossé ?
Sous le même toit, dans la même maison, elles sont payées dix fois moins que nous, avec toutes des temps partiels contraints, toutes sous le salaire minimum, toutes sous le seuil de pauvreté.

Notre Parlement, plein de raisonnements et de bons sentiments, s’accommode fort bien de cette injustice de proximité. Je mentionne ça, parce que c’est sous nos pieds, sous notre nez.
Je le mentionne, également, parce que c’est à l’image de la France.
Toutes les entreprises, toutes les institutions, les universités, les régions, les lycées maintenant, les collèges, les hôpitaux, les gares “externalisent” leur entretien. Ça fait moderne, “externalisé”. 
Ça fait des économies, surtout.
Ça signifie que, silencieusement, au fil des décennies, à travers le pays, des milliers de femmes, à vrai dire des centaines de milliers de femmes, ont été poussées vers la précarité, vers des horaires coupés, vers des paies au rabais.

Je le mentionne, enfin, parce que ça vaut pour le ménage, mais au-delà aussi.
Ça marche pareil pour les AVS, auxiliaires de vie sociale et auxiliaires de vie scolaire, pour les assistantes maternelles, pour les emplois à domicile en tous genres. Pour toutes celles, des femmes le plus souvent, pour toutes celles qui s’occupent de nos enfants, des personnes âgées ou handicapées.

Quand ce travail n’est pas purement et simplement gratuit, compté pour zéro dans un PIB aveugle.
J’entends volontiers parler, dans cet hémicycle et ailleurs, d’une “société de service”, et chaque fois ça nous est vanté avec gourmandise, comme une promesse de bonheur.
Forcément, nous sommes du côté des servis.
Servis ici, à l’Assemblée, et aux petits oignons.
Servis dans les hôtels.
Servis dans les supérettes.
Servis jusque chez nous par des nounous.
Méfions-nous.
Méfions-nous que cette société de service ne soit pas une société de servitude, avec le retour des serfs et des servantes, des bonniches, mais sous un nouveau visage, sous un autre nom, plus moderne, plus acceptable, et qui nous laisse à nous, la conscience en paix.
Avec, en prime, en plus de la chemise repassée, de la moquette aspirée, des Chèques Emploi Service défiscalisés.
Notre confort est assis sur cette main d’œuvre bon marché.

Alors, depuis cette semaine, l’ambition présidentielle est partout martelée : à travail égal, salaire égal.
Fort bien.
Mais ça ne suffit pas.
Vous devez, nous devons, revaloriser les métiers largement occupés par des femmes.
Leur bâtir de réels statuts.
Leur garantir des revenus.
D’autant qu’ils sont, bien souvent, les plus utiles.

Virez les publicitaires.
Virez les traders.
Virez les nuisibles.
Mais payez comme il faut les aide soignantes, les infirmières, les auxiliaires de puériculture.

Avant de légiférer pour le pays, qu’on me permette de démarrer plus petit.
Par ici.
Par la poutre que nous avons dans notre œil.
Puisque se mène, nous dit-on, une grande réforme de notre Assemblée, qu’on ne les néglige pas, ces femmes de ménage.
Qu’on les intègre au personnel.
Qu’elles bénéficient de temps complets, et de primes, et de treizième mois.
Qu’elles ne touchent pas, sans doute, nos salaires de parlementaires. Oublions l’égalité, mais qu’elles gagnent un revenu décent, digne d’elles et digne de nous.
Qu’elles passent au-dessus du SMIC et du seuil de pauvreté.

Monsieur le Ministre, madame la rapporteur, mes chers collègues, j’espère vraiment que, pour une fois, mon vœu sera exaucé.
Je compte sur vous.
Ou alors, je vois une autre option.
Dans Tenue de soirée, Jean Pierre-Marielle demande
“Vous savez à quoi on reconnaît un riche ?
C’est quelqu’un qui ne nettoie pas ses toilettes lui-même.”
Une alternative, alors, c’est que les députés et leurs équipes nettoient leurs toilettes eux-mêmes.
Et qu’avec une telle mesure, cette tâche ne soit plus attachée à un genre.
Que l’on compte parmi nous des hommes de ménage et des hommes pipi. 
Je vous remercie.

MERCI: https://francoisruffin.fr/le-menage-a-lassemblee/

Notre classe -11ºL1- Exposés à propos du film Les Héritiers

Après le visionnement du film Les Héritiers de Marie-Castille Mention-Schaar, un défi a été lancé aux élèves de la classe de Première L1 (Escola Secundária Ferreira Dias, Agualva-Cacém): présenter en français un aspect important du film.

Voici leurs  travaux:

OÙ ?
1. La ville
2. Le lycée Léon Blum



QUAND?


3. L’époque actuelle 


4. L’époque évoquée

QUI?

5. La prof. de Français

6. La prof. d’Histoire, Anne Guéguen



7. La prof. remplaçante
8. La documentaliste, Yvette

9. Le proviseur
10. Malik
11. Mélanie

12. Max

13. Jamila

14. Olivier/Brahim


QUOI?

15. La classe, son comportement

16. Le concours, l’Holocauste
17. Le travail d’équipe


18. Le témoignage d’un déporté, Léon Zyguel

19. Une personnalité évoquée, Simone Veil


20. Les sorties pédagogiques de la classe
21. Les confessions religieuses des personnages


22. La place de la religion à l’école

POURQUOI?

23. La genèse du film

24. Le(s) titre(s)


UN GRAND BRAVO À TOUS CEUX QUI ONT PARTICIPÉ!
Maria Laura Matos