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13 oct. 2018

Les mots d'EUGÈNE GUILLEVIC et les couleurs de CESILINDA OLIVEIRA

Cesilinda Oliveira, 2016

La plaine, les vallons plus loin…

La plaine, les vallons plus loin,
Les bois, les fleurs des champs, 

Les chemins, les villages,
Les blés, les betteraves, 

Le chant du merle et du coucou
L'air chaud, les herbes, les tracteurs, 

Les ramiers sur un bois,
Les perdrix, la luzerne, 

L'allée des arbres sur la route,
La charrette immobile,

L'horizon, tout cela
Comme au creux de la main.

Eugène Guillevic

17 juin 2018

PIERRE RUAUD - Un Papa-rapluie


Un papa rapluie
Qui me fait un abri
Quand j'ai peur de la nuit
Un papa ratonnerre
Je ne sais pas quoi faire
Quand il est en colère
Un papa rasol
Avec qui je m'envole
Quand il rigole
Un papa tout court
Que je fête en ce jour
Avec tout mon amour

1 mai 2018

CHRISTIAN BOBIN - Il n'y a pas de passé...

Photographie de José Maria Laura

COMPTINES - mai et muguet!


C'est le premier mai
Cherchons, cherchons...
Les brins de muguet.
Dans les bois, sur les talus,
Sentez, sentez...
Ces belles clochettes parfumées.
Regardez ce massif de fleurs :
Cueillons, cueillons..
Ce porte-bonheur.

http://fleursdeprintemps.over-blog.com/article-30909523.html

Il était dans la mousse, un tout petit muguet.
Il avait l’âme douce, embaumant la forêt.
Soudain, une fillette passe par le chemin
Et voyant la fleurette, la coupe avec la main.
– Pourquoi m’as-tu coupée ? dit la fleur du muguet,
Tu m’as toute blessée pour parer ton bonnet.
– Non, répond la fillette. Oh ! muguet, mes amours,
Je ne suis pas coquette.
Je veux t’aimer toujours…

http://www.momes.net/Comptines/Comptines-sur-la-nature/Comptines-sur-les-fleurs/La-comptine-du-muguet


11 avr. 2018

«Le passé simple avec humour»


Hier, nous achetâmes le DVD d’un spectacle de Marcel Marceau
et, tout de suite, nous le mîmes.

Vous avez mis à la casse votre vieille voiture allemande ?
Vous souvient-il qu’un jour vous me la passâtes ?

Deux vieux acteurs hollywoodiens discutent :
Te rappelles-tu ce western où nous jouions les Indiens ?
Oh oui ! Et je sais que nous nous y plûmes.

Vous saviez que ce manteau était tout pelé.
Alors pourquoi le mîtes-vous ?

C’est dans ce tonneau que notre vin vieux fût.

On nous offrit une augmentation et, bien sûr, nous la prîmes.

Comme tout bon musulman qui se respecte doit y aller
au moins une fois, alors à La Mecque il alla.

C’est bien parce que vous m’avez invité à goûter votre Beaujolais que je vins.

Charlotte Corday cacha le poignard en son sein et, à l’idée du crime qu’elle allait perpétrer, elle se marra

MERCI: https://francisation.ftq.qc.ca/actualites/le-passe-simple-avec-humour/

😊Les liens que nous avons ajoutés vous aideront à comprendre les jeux de mots...
José Maria Laura

Poèmes au passé simple

Trois  poèmes au passé simple:


Pierre Coran 
La tête en fleur, 1979
~~~~~~~~~~~~

 Je passai simplement,
 Tu me vis, me souris,
 Puis la cloche sonna,
 Nous nous mîmes en rang
 Et nous fûmes amis.           


~~~~~~~~~~~~

9 avr. 2018

Antoine de Saint-Exupéry - Aimer...


Photographie de José Maria Laura

Antoine de Saint-Exupéry 
Terre des hommes, 1939

22 mars 2018

STÉPHANE DE GROODT - Aux mages de la langue française...

Aux mages de la langue française...














 Alors vous le savez peut-être, épithète que non, mais hier soir, si vous nous regardez demain, c’était la journée de la langue française. Et d’ailleurs la langue Françoise.. Nyssens en fait cette année son cheval de bataille. Il faut dire qu’avec toutes ces réformes d’orthographes on ne sait plus très bien à quel sein se vouer, et le risque est grand d’échouer alors sur une prothèse grammaire aux attributs factices, mais néanmoins flotteurs...

Afin de remettre les pendules au milieu du village, situé non pas dans l’Eure mais plutôt vers l’Aisne, j’ai voulu évoquer ces amoureux de la langue, oui car chaque-langue à ses amoureux, qui ont donné leur lettre de noblesse au 7ème art, à la chanson, à la littérature.

Des gens d’esprit, ou Desplat pour les plus mélodieux, des gens de lettres, pas toujours recommandés, des j’en-sais-rien, des jean-sait-tout comme Jean d’Or-mes-son et lumière, brillant comme la flamme du cierge Gainsbourg qui composait des mots comme il en va des portées à musique. Qui n’a pas aimé-ses-airs... et son art de la scène..Lupin et des jeux aurait dit Raymond Devos paré de sa camisole de farces.. et à Trappes, Djamel ! Comment ne pas le citer... Depuis la série H je-L’aiM’…

D’autres encore comme Michel Audiard pour qui LaLa langue n’était pas que du cinéma, Francis Blanche qui’a-fait théâtre de ses aphorismes, Francis qui’a-Brel comme maître enchanteur, Michel et la folie-Berger, chanteur à-groupies et qui pourtant jouait du piano debout. Je me souviens aussi de cette époque épique, où la Barbe-à-ras, George Mous.. taki-nait la corde de sa guitare, devant Guy béat d’admiration, devant Brassens aussi, et les copains Debord… De tous bords même que ces personnages qui nous ont emmenés sur les pages de leurs débarquements. Naguère.

Certains auteurs m’ont transmis la passion pour les mots..tôt, d’autres, plus classiques, m’ont séduit par leurs mots..tard. Question de cycle, que j’ai donc enfourché pour essayer de les retrouver.
Par un heureux Goncourt de circonstance ils étaient là, réunis dans le Prévert où poussaient les Marguerite et le Genet, où La Bruyère prenait Racine, où gambadait Labiche et le Pagnol breton, où Alain Robbe-Grillet au soleil. Plus loin sur la rive, le long d’un petit Rousseau Feydeau de Vian, Stéphane, Mallarmé de patience, pêchait à la courte ligne, espérant, avec le temps, Ferré un beau poisson.

Comprenant qu’il avait besoin d’aide, j’épaule Sartre, car lui aussi voulait pécho le poisson. Il avait Beauvoir-Simone dans les parages, il n’avait d’yeux que pour Lamartine qui se baladait avec la petite Colette de Sagan..mère. Je regardais avec amusement ces drôles d’oiseaux dont je connais bien la patte et les plumes acérées, mais j’eus beau chercher, je ne voyais pas où-est-le-bec. En même temps y avait du monde. Des intimes, Desproges et des moins proches.


A voir l’heure qui passait au milieu de ces gens trépassés, je décidai finalement de refermer cette parenthèse enchantée et de rentrer au plus tôt, le latin même, afin que cette histoire du soir je puisse vous l’Aragonter. En quittant ce monde des arts-trise, oui j’avais Delerm à l’œil, je repensai, n’en déBlaise à Pascal, Alain et à l’autre. Eh oui NaGuy..de Maupassant à Bern-anos, de Guillaume un-peu-lunaire au m’Alain Proust, il y en eu des poètes ! Des maudits, des modernes, des modés, d’émotions-d’censure même. Surtout quand le poète plus haut que son culte !

En vers et parfois contre tous, ces auteurs nous Rabelais quelque chose. Ce petit quelque chose qui nous donne ce Baudelaire de famille et qui langage que nous. Qui nous rappelle que si la langue française est plurielle c’est parce qu’elle est singulière, riche de ces mots qui nous font du bien, qu’ils soient d’aujourd’hui ou de Mol—ière.

© Stéphane De Groodt 2018

MERCI!

15 mars 2018

PAUL ÉLUARD - Dans Paris

Dans Paris

Dans Paris, il y a une rue; dans cette rue, il y a une maison; dans cette maison, il y a un escalier; dans cet escalier, il y a une chambre; dans cette chambre, il y a une table; sur cette table, il y a un tapis; sur ce tapis, il y a une cage; dans cette cage, il y a un nid; dans ce nid, il y a un œuf; dans cet œuf, il y a un oiseau.

L’oiseau renversa l’œuf; l’œuf renversa le nid; le nid renversa la cage; la cage renversa le tapis; le tapis renversa la table; la table renversa la chambre; la chambre renversa I'escalier; l'escalier renversa la maison; la maison renversa la rue; la rue renversa la ville de Paris.

PAUL ÉLUARD



Paris, février 2018
Photo de José Maria Laura

9 mars 2018

FRANÇOIS RUFFIN - Ruffin fait le ménage à l'Assemblée!

8 mars 2018


Ce matin, on a tapoté à la porte de ma chambre-bureau, au 101 rue de l’Université.
J’étais encore au lit, j'ai pas réagi.
La porte s’est ouverte, j’ai grogné un “Je suis là”,  et la porte s’est refermée avec un “Oh, pardon!”
Comme j’étais réveillé, je suis descendu au petit déjeuner.
Quand je suis remonté, les tapis de douche ne traînaient plus dans la salle de bain, la cuvette des toilettes était récurée, les serviettes changées, les poubelles vidées.

Le même miracle se reproduit tous les jours.
Ce n’est pas l’œuvre d’une fée, mais de femmes.
J’ai échangé avec elles, rapidement, dans les couloirs.
Elles arrivent à 6 h, elles repartent à 10 h.
Assez tôt pour ne pas déranger le travail des députés.
Du lundi au vendredi, ça leur fait une vingtaine d’heures par semaine.
À raison de 9 € de l’heure, leur paie s’élève à 600 € et quelques par mois.

Bénéficient-elles de tickets-restau ? Non.
Ont-elles un treizième mois ? Non.
Des primes de panier ? De salissure ? Non.
Seulement 50 % de réduction sur le pass Navigo.
Et tant mieux, parce qu’elles ont une petite heure de transport à l’aller, et une autre au retour.

Ce pupitre ciré, ici, c’est elles.
Les cuivres lustrés, c’est encore elles.
Les marbres luisants, c’est toujours elles.
Elles sont partout et pourtant, elles sont absentes.
C’est le propre de la propreté : elle ne laisse pas de traces.
Leur travail est invisible.
D’autant qu’on s’applique à les rendre, elles aussi, invisibles.

Elles viennent ici tôt le matin, je l’ai dit, en horaires décalés.
Pour nous éviter de les croiser.
Et peut-être pour nous épargner la honte.
Car comment n’aurions-nous pas honte ?
Honte de ce fossé ?
Sous le même toit, dans la même maison, elles sont payées dix fois moins que nous, avec toutes des temps partiels contraints, toutes sous le salaire minimum, toutes sous le seuil de pauvreté.

Notre Parlement, plein de raisonnements et de bons sentiments, s’accommode fort bien de cette injustice de proximité. Je mentionne ça, parce que c’est sous nos pieds, sous notre nez.
Je le mentionne, également, parce que c’est à l’image de la France.
Toutes les entreprises, toutes les institutions, les universités, les régions, les lycées maintenant, les collèges, les hôpitaux, les gares “externalisent” leur entretien. Ça fait moderne, “externalisé”. 
Ça fait des économies, surtout.
Ça signifie que, silencieusement, au fil des décennies, à travers le pays, des milliers de femmes, à vrai dire des centaines de milliers de femmes, ont été poussées vers la précarité, vers des horaires coupés, vers des paies au rabais.

Je le mentionne, enfin, parce que ça vaut pour le ménage, mais au-delà aussi.
Ça marche pareil pour les AVS, auxiliaires de vie sociale et auxiliaires de vie scolaire, pour les assistantes maternelles, pour les emplois à domicile en tous genres. Pour toutes celles, des femmes le plus souvent, pour toutes celles qui s’occupent de nos enfants, des personnes âgées ou handicapées.

Quand ce travail n’est pas purement et simplement gratuit, compté pour zéro dans un PIB aveugle.
J’entends volontiers parler, dans cet hémicycle et ailleurs, d’une “société de service”, et chaque fois ça nous est vanté avec gourmandise, comme une promesse de bonheur.
Forcément, nous sommes du côté des servis.
Servis ici, à l’Assemblée, et aux petits oignons.
Servis dans les hôtels.
Servis dans les supérettes.
Servis jusque chez nous par des nounous.
Méfions-nous.
Méfions-nous que cette société de service ne soit pas une société de servitude, avec le retour des serfs et des servantes, des bonniches, mais sous un nouveau visage, sous un autre nom, plus moderne, plus acceptable, et qui nous laisse à nous, la conscience en paix.
Avec, en prime, en plus de la chemise repassée, de la moquette aspirée, des Chèques Emploi Service défiscalisés.
Notre confort est assis sur cette main d’œuvre bon marché.

Alors, depuis cette semaine, l’ambition présidentielle est partout martelée : à travail égal, salaire égal.
Fort bien.
Mais ça ne suffit pas.
Vous devez, nous devons, revaloriser les métiers largement occupés par des femmes.
Leur bâtir de réels statuts.
Leur garantir des revenus.
D’autant qu’ils sont, bien souvent, les plus utiles.

Virez les publicitaires.
Virez les traders.
Virez les nuisibles.
Mais payez comme il faut les aide soignantes, les infirmières, les auxiliaires de puériculture.

Avant de légiférer pour le pays, qu’on me permette de démarrer plus petit.
Par ici.
Par la poutre que nous avons dans notre œil.
Puisque se mène, nous dit-on, une grande réforme de notre Assemblée, qu’on ne les néglige pas, ces femmes de ménage.
Qu’on les intègre au personnel.
Qu’elles bénéficient de temps complets, et de primes, et de treizième mois.
Qu’elles ne touchent pas, sans doute, nos salaires de parlementaires. Oublions l’égalité, mais qu’elles gagnent un revenu décent, digne d’elles et digne de nous.
Qu’elles passent au-dessus du SMIC et du seuil de pauvreté.

Monsieur le Ministre, madame la rapporteur, mes chers collègues, j’espère vraiment que, pour une fois, mon vœu sera exaucé.
Je compte sur vous.
Ou alors, je vois une autre option.
Dans Tenue de soirée, Jean Pierre-Marielle demande
“Vous savez à quoi on reconnaît un riche ?
C’est quelqu’un qui ne nettoie pas ses toilettes lui-même.”
Une alternative, alors, c’est que les députés et leurs équipes nettoient leurs toilettes eux-mêmes.
Et qu’avec une telle mesure, cette tâche ne soit plus attachée à un genre.
Que l’on compte parmi nous des hommes de ménage et des hommes pipi. 
Je vous remercie.

MERCI: https://francoisruffin.fr/le-menage-a-lassemblee/

Notre classe -11ºL1- Exposés à propos du film Les Héritiers

Après le visionnement du film Les Héritiers de Marie-Castille Mention-Schaar, un défi a été lancé aux élèves de la classe de Première L1 (Escola Secundária Ferreira Dias, Agualva-Cacém): présenter en français un aspect important du film.

Voici leurs  travaux:

OÙ ?
1. La ville
2. Le lycée Léon Blum



QUAND?


3. L’époque actuelle 


4. L’époque évoquée

QUI?

5. La prof. de Français

6. La prof. d’Histoire, Anne Guéguen



7. La prof. remplaçante
8. La documentaliste, Yvette

9. Le proviseur
10. Malik
11. Mélanie

12. Max

13. Jamila

14. Olivier/Brahim


QUOI?

15. La classe, son comportement

16. Le concours, l’Holocauste
17. Le travail d’équipe


18. Le témoignage d’un déporté, Léon Zyguel

19. Une personnalité évoquée, Simone Veil


20. Les sorties pédagogiques de la classe
21. Les confessions religieuses des personnages


22. La place de la religion à l’école

POURQUOI?

23. La genèse du film

24. Le(s) titre(s)


UN GRAND BRAVO À TOUS CEUX QUI ONT PARTICIPÉ!
Maria Laura Matos

21 févr. 2018

MARIE-GABRIELLE FORGACH - Le Parc Monceau

MARIE-GABRIELLE FORGACH
 Le Parc Monceau 

Le Temps se fait frémissement
Au Parc Monceau
Nuages
Et coups de vent
Et soleil blafard
Trois regards indifférents
Sont assis sur un banc
Petits pas hésitants
Un vieillard
Péniblement
Passe
Et la vie répète inlassablement
Ses ritournelles incertaines
Et les «je t’aime»
De pigeons en ballade
Et des pigeons sur la branche
Et des pigeons sur la brèche

La vie s’arrête
On a demandé l’heure
On me demande mes heures
Mon sourire est compté
Comme on m’offre un café
Allons viens
Mon tout petit
Mon enfant
Mon chéri
Allons viens
Voilà le vent
Le vent mauvais

Il faut partir

MERCI: http://poesie.webnet.fr/vospoemes/poemes/marie_gabrielle_forgach/le_parc_monceau.html

Le parc Monceau 
Photos de José Maria Laura

Février 2018

















Le parc Monceau en chanson: